Fêtes provençales

Albert ReynaudAlbert Reynaud aura donné 48 ans de sa vie à Marignane

Durant 48 ans, Albert Reynaud a œuvré pour sa ville, Marignane. 1980, une année particulièrement faste avec entre autres, la création des fêtes provençales. Mais il est difficile d’évoquer ces fêtes sans aborder tout ce qu’il a construit. Albert Reynaud retrace ces années glorieuses à la manière d’un album photos volumineux dont il ne cesse de tourner les pages.

 

Albert Reynaud, comment sont nées les fêtes provençales à Marignane ?

Les fêtes provençales, je les ai créées en 1980 pour le 150ème anniversaire de Frédéric Mistral. J’étais allé voir Laurens Deleuil et lui ai dit «cette année pour les fêtes votives, j’ai envie de faire le 150ème anniversaire de Mistral. » J’ai pris rendez-vous avec le maire de Maillane pour voir comment il pouvait me conseiller. Ce monsieur m’a mis en relation avec le capoulié, d’Aix en Provence et celui de Château Gombert. Et puis j’ai décidé de faire une stèle en l’honneur de Frédéric Mistral. Le projet a été voté en conseil municipal. On devait le faire le 8 septembre mais le maire de Maillane m’a dit « vous n’aurez personne ». Je convoque le syndicat d’initiative, le musée et, selon les conseils dudit maire, j’ai proposé le 4 septembre. La première fois, en même temps, on a fait une exposition sur Marignane, à la salle basse du château.

Comment s’est déroulée la toute première fête ?

Elle s’est déroulée dans une ambiance formidable. Tout le monde a voulu participer, c’était le cœur des Marignanais. 1980 a été une année importante. J’ai crée l’association Lei Marignanen cette année là, parce qu’on ne se rencontrait plus qu’au cimetière ou aux enterrements. Comme j’avais le restaurant et l’hôtel, on faisait les réunions chez moi. Ca a démarré comme ça. Les carnavaliers, ça remonte en 1946. Je suis resté président de cette association durant plus de 50 ans. Une année, j’ai fait venir la carreto ramado, ça se fait beaucoup à Château Gombert, Saint Rémy de Provence. Elle était tirée par 15 chevaux de trait, toute garnie de fruits et légumes du terroir. Je faisais participer les Marignanais. La base c’était la bénédiction des chevaux puis le défilé folklorique. Il y avait le taureau aussi. Les gens s’habillaient vraiment et j’ai toujours associé Mistral. Je les ai organisées pendant 20 ans. Ensuite j’ai transmis le flambeau aux carnavaliers.

A ces fêtes provençales est associée la procession de la Vierge ?

albert_reynaud_cx_600Oui et pendant des années. Et puis les curés n’ont plus voulu la faire. Un beau jour a été nommé à la paroisse de Marignane, le curé de Carry le Rouet. Avec le père de Jean-François Maurel, on est allés le voir et on lui a parlé de cette procession qui manquait à notre fête. On a refait le pèlerinage, mais pour descendre la Vierge, il n’y avait personne, c’est moi qui l’ai descendue sur le toit de ma voiture jusqu’à Sainte Anne. A l’époque, il y avait une chapelle, on allait la chercher le vendredi soir, on la descendait là, elle était préparée, le samedi il y avait la procession, et on la déposait à l’église. Les Marignanais sont attachés à la Vierge qui a sauvé la ville des eaux.

Vous êtes à l’initiative de la création du musée ?

J’aillais souvent à Maillane où on avait des amis et la tante faisait la cuisine à Madame Mistral. Et souvent, elle me menait visiter le musée. Dans un coin, il y avait un écriteau sur lequel Mistral avait écrit que dans chaque ville, dans chaque village, il devait y avoir un musée pour retracer la vie pastorale. Ca m’a fait tilt. En 1965, j’ai commencé à créer le musée dans un hangar. En 1970, Laurens Deleuil m’a donné trois pièces où dessous il y avait la défense passive à l’époque. Puis le musée s’est agrandi au fur et à mesure.

Lei Marignanen, le musée, les carnavaliers, président de l’association des commerçants, de nombreux concours dont celui du patin à roulettes autour de la ville de Marignane, qu’est ce qui vous a motivé ?

Je fourmillais d’idées et j’avais des gens fidèles autour de moi qui me suivaient. Aujourd’hui, ces fêtes me font plaisir mais c’est différent, avant c’était vraiment Marignane, maintenant c’est dépaysé. L’ambiance n’est plus tout à fait la même.

La langue de Mistral n’a pour vous aucun secret. Comment l’avez-vous apprise ?

A l’époque les parents parlaient le provençal, mes grands parents aussi. Avec l’arrivée de l’aviation, les parents ont abandonné le provençal pour le français. Le provençal s’est un peu éteint comme ça. Il y a une petite rivalité avec la langue d’Oc. Si on ne fait pas attention, dans quelques années, le provençal disparaîtra.

Katell Robert


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