Municipales le grand flou

Un report en octobre, impliquant une annulation du 1er tour des votes, est évoqué 

Si on fait le constat, en mai, qu'il n'est pas possible d'organiser le deuxième tour des élections municipales en juin - ce que beaucoup d'observateurs et d'acteurs de la vie politique pressentent ou ressentent... Si nous constatons que ce n'est pas possible, alors il faudra décaler les élections. Peut-être en octobre, peut-être après..." Le propos du Premier ministre Edouard Philippe, au 20 heures de TF1 jeudi soir, même s'il y avait toute la prudence de rigueur, est de nature à rebattre complètement les cartes pour toutes les élections municipales qui ne se sont pas jouées au soir du premier tour, le 15 mars. C'est évidemment le cas pour Arles, où Patrick de Carolis, candidat sans étiquette, était arrivé en tête (26,41 %) devant Nicolas Koukas (Union PC-PS, 21,16 %), Cyril Juglaret (LR-Nouveau centre, 15,32 %) et David Grzyb (sans étiquette, 10,30%). Alors que l'idée d'un second tour au mois de juin n'est pas complètement écartée (le conseil scientifique rendra son avis le 23 mai), le décalage de l'élection en octobre, voire en mars 2021, impliquerait une annulation du premier tour.

Autrement dit, les cartes seraient entièrement redistribuées et une nouvelle campagne électorale démarrerait. Mais vraisemblablement pas avec les mêmes dix acteurs. Si Jean-Louis Limonta, éliminé avec 8,50% de voix pour le Rassemblement national, confirme sa volonté d'être à nouveau présent, et cette fois "de faire campagne", David Grzyb, par exemple, avait été très clair, au soir du premier tour: "Je retire notre liste et j'arrête tout engagement politique, même s'il y a annulation du 2eme tour", avait-il indiqué à La Provence. L'homme n'étant pas du genre girouette, il y a donc très peu de chances de le retrouver sur la ligne de départ en cas de report à l'automne. Est-ce que cela profitera à Nicolas Koukas? Rien n'est moins sûr, après les prises de position tranchées de l'ex-socialiste David Grzyb contre son collègue pourtant issu de la même majorité Schiavetti au conseil municipal.

Priorité à la crise

Mais le communiste, s'il se veut philosophe sur le possible report à octobre, entend, au moment où la campagne redémarrera, œuvrer au rassemblement à gauche. "Que feront les Insoumis, qui ont fait un peu plus de 3%, que fera la députée? Il y a encore beaucoup d'interrogations", observe-t-il. Il y a aussi les écologistes, avec qui "on n'était pas loin de trouver un accord après le premier tour. Mais ils pourraient repartir avec leur propre liste..." Si le rendez-vous bascule en octobre, "il faudra retravailler notre projet, adapter le programme par rapport aux éléments que l'on est en train de vivre, renforcer les politiques de solidarité, promouvoir les circuits courts...", prévient Nicolas Koukas. En attendant, ce dernier a repris sa casquette de président du Centre communal d'action sociale, "délégation qui me demande pas mal de temps", relève-t-il.

Autrement dit, la priorité est à gérer la crise actuelle, un point de vue partagé par d'autres concurrents. Il en va ainsi pour Cyril Juglaret, en capacité de se maintenir pour un éventuel second tour mais qui n'a toujours pas dévoilé ses intentions. Et qui conserve sa ligne de conduite après le discours du Premier ministre. " Octobre, d'autres disent mars pour les élections... L'urgence, c'est que l'on soit tous mobilisés sur cette crise. Et moi, je le suis en tant que conseiller régional. Les gens sont très éloignés de la préoccupation des municipales, et moi le premier! Le jour où il y aura une décision ferme et définitive, je m'exprimerai. Mais à quel moment va-t-on connaître les conditions d'un scrutin normal?" La députée la République en marche Monica Michel, candidate malheureuse au premier tour avec seulement 4,93 % des voix, est à peu près sur la même ligne. "Je ne pense pas aux municipales, on verra fin mai. L'important en cette période, c'est de mettre toute notre énergie à aider ceux qui en ont besoin", estime-t-elle. Quant à Pa- trick de Carolis, il juge qu'en ces jours difficiles, "le seul point d'intérêt, c'est la sécurité sanitaire des Arlésiens."

Le reste, les élections, la stratégie à adopter en cas de scrutin en juin, en octobre ou en mars 2021, viendra plus tard. "Mais la structure générale autour de laquelle s'est construit le projet du Grand Arles, à savoir le redressement économique, sera encore plus cruciale pour l'avenir", précise-t-il. Et si "tous les pions ne sont pas encore sur l'échiquier", Patrick de Carolis avance avec une seule certitude, quelle que soit la date de l'élection:" Tout cela ne modifiera pas, à mon sens, l'envie de changement des Arlésiens. Les résultats du premier tour ne seront pas effacés de la mémoire des Arlésiens." Même si un report de l'élection en octobre viendra, officiellement, remettre tous les compteurs à zéro.

Christophe VIAL

Christophe VIAL  la Provence - lundi 6 avril 2020
Christophe VIAL  la Provence - lundi 6 avril 2020

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