Le centre ancien comme base de lancement de la campagne

En l'absence du maire et face à seulement 23 délibérations, élus et conseillers municipaux ont tout de même réussi à hausser le ton lors du dernier conseil. Le conseiller sans étiquette Joseph Tornambe a notamment ressorti le dossier de l'école de la Cadière et les travaux du centre ancien comme étendards de ses velléités face à la politique municipale. 

L'assemblée pensait vivre une soirée en somme assez classique pour un conseil municipal de rentrée. Seulement 23 délibérations inscrites à l'ordre, un maire absent remplacé par son premier adjoint comme maître de cérémonie et pas de dossier suscitant l'indignation dans les rangs. En somme une soirée qui aurait dû être assez vite ficelée et surtout sans heurts majeurs. Si les débats n'ont certes pas traîné comme à l'accoutumée sur Marignane, les échanges, eux, ont été cependant plus insistants.

Si la nouvelle nomination de la conseillère Patricia Bellon en lieu et place de Gérard Faissal, ancien conseiller de la majorité parti a priori pour désaccord avec l'équipe en place, n'a pas soulevé de trop grandes interrogations, c'est la délibération N6 sur la concession d'aménagement de la place de l'Olivier et le secteur des Bruyère qui a finalement été l'élément déclencheur des hostilités.

Alors que la commune poursuit sa politique interventionniste en matière de lutte contre l'habitat insalubre, avec notamment la création d'une tarification pour des logements d'urgence et la mise en place d'un projet qui traite principalement du centre ancien à travers le programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD), les débats ont vite dévié avec l'intervention du conseiller d'opposition sans étiquette Joseph Tornambe.

On sort les vieux dossiers

Campagne municipale oblige ou simple besoin de secouer un peu l'assemblée, le conseillera demandé des explications sur le déroulé du chantier. " Vous parlez du 3e semestre 2019. On y est. Qu'en est il de l'appel à projet et quand est ce que cela sera fait ?" a d'abord interrogé Joseph Tornambe avant finalement de lâcher les chevaux et de dévier vers le dossier brûlant pré-estival avec le déplacement de l'école de la Cadière située en zone inondable. "Je resterai vigilant et attentif au sort réservé aux personnes relogées du centre ancien et à ce que vous comptez faire ensuite de ces immeubles récupérés et rénovés. Est-ce pour de la revente ?" De la spéculation peut-on sembler comprendre? Un rictus non dissimulé et un brin de second degré au final pour en réalité stipuler que les écoliers et les parents marignanais pourraient encore aujourd'hui être plus que déboussolés avec cette triste situation et changement de lieu d'éducation. Des propos et une mise en parallèle entre deux dossiers qui, a priori, n'ont pas lieu d'être et dont le premier adjoint Lorenzo Roccaro s'est empressé d'ajuster. "Je ne vous laisserais pas dire que le maire a pour but de faire du profit à travers ces projets d'urbanisme. Au contraire, son but est avant d'être respectueux de la légalité et je ne vous permettrais pas de remettre en doute l'intégrité du maire", a alors asséné l'élu en charge de l'Environnement et du cadre de vie.

Un coup de semonce repris par Claude Biolley, élu délégué notamment aux grands projets. "L'objectif est de trouver un promoteur. Nous sommes en phase de négociations pour ce dossier du centre ancien. Ensuite, concernant l'école de la Cadière, la zone inondable était plus grande que prévu. Selon l'avis du préfet en mai, nous avons décidé de ne prendre aucun risque", rappelle l'élu. Une affirmation retoquée par Joseph Tornambe qui a stipulé une demande de la Préfecture qui ne serait, encore une fois a priori, pas arrivée en mairie.

Afin de faire retomber la pression sur un sujet qui au final n'avait peut-être pas lieu de s'inviter au débat, sauf par voie administrative et autre question écrite inscrite à l'ordre du jour, Patricia Colin, élu aux Finances, a rappelé que la mairie "avait agi par obligation et non pas plaisir. L'école a été déplacée, elle n'a pas été fermée ni désaffectée. Je peux comprendre le désarroi des enfants et parents. Rien ne sera fait à la place à l'exception d'un parking ou d'un espace vert peut-être..."

Après un déversoir de petites piques et autres demandes d'amples précisions sémantiques sur certains intitulés de délibérations, l'assemblée est quelque peu rentré dans le rang en cette rentrée pour la suite du déroulé du jour. Un retour à la normale pour les élus après avoir été dissipés. Les prémices d'une campagne qui se prépare, doucement mais sûrement, à travers le spectre de n'importe quels dossiers apparemment...

Matthieu BIGOUROUX

Matthieu BIGOUROUX  la Provence - mardi 2 octobre 2019
Matthieu BIGOUROUX  la Provence - mardi 2 octobre 2019

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